déviation, dérogations, concession ????

lundi 11 février 2008, par Philippe Bataille


Au départ il y a une configuration de référence (ou deux, ou trois selon les périodes de la vie du produit).

A cette configuration de référence on ajoute des modifications que l’on maitrise. Parfois, pour valider une modification on va introduire sur un certain nombre d’exemplaires tout ou partie des modifications que l’on cherche à valider. Le produit qui correspond à cette définition n’est pas conforme à la configuration approuvée courante. Cette non conformité doit être gérée.

Pour ce cas on peut utiliser :

- soit le terme "déviation",

- soit le vocable "dérogation avant production".

Le premier terme est usuel dans les programmes internationaux, le second est d’usage dans les programmes franco-français, selon les documents à caractère normatif que l’on utilise on trouvera l’un ou l’autre.

Quelque soit le terme retenu, il faut avoir reçu l’accord du responsable (en dernier ressort) de la configuration de cet article, comme quoi il accepte cet écart avant de lancer la production de cet exemplaire.

Si on constate après le lancement en production d’un article (constat effectuè pendant ou après la production) que le produit n’est pas conforme, ce qui est le signe d’une production mal réglée, ou d’une maîtrise faible des concepteurs, on parle alors de dérogations ou de concession ("je vous concède"...) on devrait toujours préciser dérogation après production.

Dans tous les cas, quel que soit le vocabulaire retenu, le traitement de ces déviations, dérogations et concessions est partie intégrante du processus de maîtrise de la configuration.

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